La revue du crieur ou pourquoi je ne lis plus la presse en ligne

La revue du crieur est une revue papier coéditée par Médiapart et les éditions de La Découverte.
Couverture de la Revue du Crieur 1
Couverture de la Revue du Crieur 1

L’ambition de la Revue du crieur est d’incarner un journalisme d’idées [et] publiera des enquêtes et des reportages, sur des sujets les plus variés, mais toujours dans un esprit incisif Source

J’ai quasiment terminé la lecture de ce livre de 160 pages et je vous le recommande pour plusieurs raisons
  1. Il n’y a pas de publicités. Et qu’est-ce que ça fait du bien.
  2. Les articles sont très bien documentés, ni trop long ni trop court, avec une vraie recherche au niveau de l’information

 

J’ai pris le temps de lire les articles, ça fait du bien. Bon c’est 15 euros mais ça vaut le coup.
En effet ça fait quelques temps (depuis janvier 2015 en fait) que j’ai arrêté de lire la presse en ligne gratuite. Je continue quand même de lire les blogs et autres sites spécialisés dans les domaines qui m’intéressent. Quand on lit un article d’un site d’info généraliste nous avons souvent les boutons de partages et des images bien visibles et passé le chapo les articles sont parfois, voire souvent vides. Informations reprises d’autres sites, citations … Dans la course au clic (car sur Internet c’est le clic et le partage qui fait la valeur), il n’y a plus le temps de se poser, d’analyser, de rechercher la véracité de l’info, il faut publier tout de suite pour être le premier sur le scoop. Je me souviens avoir lu en janvier 2015 un article en ligne d’un grand quotidien national sur les attentats, il y était noté  à peu près qu’il n’y avait pas d’information à ce jour et que l’article serait mis à jours. Je me suis posé la question de l’utilité de cet article. N’ayant pas la télé je n’ai pas regardé les chaines d’informations en continu, mais je doute aussi que dans les 72 heures d’édition spéciale, il y ait 72 heures de scoop, de débats et de reportages.
 
Je n’ai pas d’abonnement à une revue en ligne, parce que j’ai pas envie et c’est pas toujours confortable, et que peut-être même sous mes airs de geeks, je reste quand même attaché à la lecture sur papier. Je n’ai pas de smartphone, mon ordi est certes portable mais avec mes enceintes, mon casque, mon micro, mon deuxième écran, je n’ai pas toujours envie de tout débrancher-rebrancher pour me poser dans le lit ou canapé. Bon, j’ai une tablette / liseuse, acheté  à tellement petit prix que j’en ai presque honte, il y a surement de l’ouvrier asiatique sous payé là dessous. Cette tablette me sert à lire mes flux RSS et mes articles à lire plus tard, rien de plus, pas de jeux, pas de réseaux sociaux. Je prend le temps de lire, de comprendre, je bulletine le web, je sauvegarde des articles que je veux lire, et je prévois des planches horaires pour les lire, je ne suis plus dans l’instantanéité, dans le partage des articles. En effet il y a encore quelques mois, je partageais sur les réseaux sociaux les articles que je lisais.
 
Je suis abonné à des revues papier, trois pour être exact. Voici un petit retour :

Cette publication de 100 pages met en perspective un sujet d’actualité en recourant aux meilleurs articles du Monde diplomatique Source

Cette revue me permet de mieux connaitre et comprendre le monde. Elle compile des articles publiés dans le Monde diplo ou dans d’autres périodiques ainsi que quelques articles inédits. Ainsi l’on peut prendre le temps d’approfondir et d’analyser de nombreux sujets de sociétés.

Défrichage, analyses, commentaires venus d’autres champs que le seul monde artistique : Cassandre/Horschamp porte depuis 1995 les valeurs d’un art en prise avec la société Source

Je vais citer le comédien Robin Renucci, il faut une éducation part l’art et non une éducation à l’art. Il faut regarder et critiquer la société au travers du prisme de l’art, et cette revue fait selon moi ce travail. Notons que cette revue est engagée, ce qui n’est pas un mal, d’autant plus que je me retrouve dans les valeurs et les combats défendus par cette revue.

Bibliothèque(s) est une revue professionnelle ouverte sur la vie des bibliothèques, la filière du livre et les problématiques de l’image et du son. Chaque numéro propose un dossier thématique et un ensemble de rubriques magazine qui épousent les facettes du métier et rendent compte des initiatives du terrain.   Source

Cette revue me permet, en complément des sites spécialisés et des biblioblogs que je lis de pouvoir prendre le temps (oui j’ai déjà utilisé ce terme ^^) de me tenir informé des évolutions et débats de la filière du livre et de l’information.

Bref, tout ce discours pour arriver à la conclusion qu’il est important de prendre le temps de s’informer.